
Mis en service en 1926, le pont des Arméniers enjambe un bras du Rhône et relie la ville à l’île de l’Oiselay, autrefois accessible uniquement par bac. Témoignage remarquable de l’ingénierie métallique du début du XXe siècle, il occupe une place singulière dans le paysage local. Cette valeur patrimoniale a été officiellement reconnue en 2001 par son inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Fermé à la circulation pour des raisons de sécurité depuis près de 50 ans, l’ouvrage connaît aujourd’hui une renaissance attendue. Les travaux de restauration, engagés depuis le mois de janvier par le Département pour le compte de la Ville de Sorgues, s’inscrivent dans un programme ambitieux d’une durée prévisionnelle de 34 mois, pour un montant global de 8,148 millions d’€ HT.
Le chantier, particulièrement complexe, nécessite des interventions minutieuses. Le pont doit notamment être partiellement démonté tout en préservant les éléments historiques pouvant être conservés et en limitant les impacts sur l’environnement. Certaines pièces d’origine seront restaurées après inspection, tandis que d’autres seront remplacées afin de garantir la solidité et la pérennité de l’ouvrage. Des équipements spécifiques viendront également renforcer sa stabilité face aux vents violents, caractéristiques de la vallée du Rhône.
Confiée à une équipe de maîtrise d’œuvre spécialisée dans la restauration du patrimoine, l’opération permettra à terme la réouverture du pont aux piétons et aux cyclistes. Intégré à l’itinéraire de la véloroute ViaRhôna, reliant le lac Léman à la Méditerranée, le pont des Arméniers redeviendra un trait d’union structurant, mêlant patrimoine, mobilités douces et attractivité du territoire.
Projections : © Fabien Astruc - Société 3nEOn
Financements :
1M€ de l’Union Européenne, 3,8 M€ de l’État, 500 000€ de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, 1,1 M€ du Département de Vaucluse, 200 000 € de la Ville de Sorgues et 1,5 M€ de la Compagnie Nationale du Rhône
